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Carrefour des Festivals s’associe à la demande d’annulation de l’interdiction aux moins de 18 ans du film de Koji Wakamatsu COMMUNIQUE DEMANDE D’ANNULATION DE L’INTERDICTION AUX MOINS DE 18 ANS « QUAND L’EMBRYON PART BRACONNER » de Koji Wakamatsu La Société des réalisateurs de films (SRF), La Société civile des Auteurs Réalisateurs Producteurs (L’ARP), Le Syndicat français de la critique de cinéma (SFCC), Le Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI), L’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), Le Groupement national des cinémas de recherche (GNCR), Carrefour des festivals, et l’Observatoire de la liberté d’expression en matière de création de la Ligue des Droits de l’Homme contestent la décision de Madame Christine Albanel, Ministre de la culture et de la communication du 2 octobre 2007 d’assortir d’une interdiction aux moins de 18 ans le visa d’exploitation du film de Koji Wakamatsu « Quand l’embryon part braconner ». La SRF, l’ARP, le SFCC, le SPI, l’ACID, le GNCR, Carrefour des festivals et l’Observatoire de la liberté d’expression (LDH) considèrent que la Ministre de la culture, comme la Commission de classification des films dont elle a suivi la proposition, ont fait une inexacte application du décret du 23 février 1990 (réactualisé en 2003) en allant au-delà d’une interdiction aux moins de 16 ans. Selon ces organisations, l’interdiction aux mineurs de ce classique du cinéma japonais de 1966 est contraire à la jurisprudence et au sens du décret définissant l’interdiction aux moins de 18 ans [1] . Ces organisations rappellent que l’interdiction aux moins de 18 ans en France constitue une mesure considérable de restriction à la liberté de diffusion des œuvres et à la liberté du public, et qu’elle ne peut en aucune manière être banalisée de la sorte, alors que le cinéma est le secteur le mieux encadré en matière de protection des mineurs. En conséquence, la SRF, l’ARP, le SFCC, le SPI, l’ACID, le GNCR, Carrefour des festivals et l’Observatoire de la liberté d’expression (LDH) annoncent qu’elles apporteront leur soutien au distributeur du film ZOOTROPE FILMS dans la requête qu’il compte engager auprès du Conseil d’Etat en vue de l’annulation de l’interdiction aux moins de 18 ans qui accompagne le visa d’exploitation du film « Quand l’embryon part braconner ». [1] Ce décret réserve exclusivement cette mesure aux « œuvres comportant des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence. » |