Trois ans après Christophe Gans, c’est un autre cinéaste français pilier et amateur du cinéma de genre qui est l’invité d’honneur du 18e Festival européen du film fantastique de Strasbourg : Alexandre Aja. Outre ses propres films, le réalisateur de Haute tension et Piranha 3D, qui donnera une masterclass, accompagnera une carte blanche pour laquelle il a retenu deux classiques : Onibaba, les tueuses de Kaneto Shindō et The Thing de John Carpenter. Ouverte par une avant-première de L’Homme qui rétrécit de Jan Kounen, nouvelle adaptation du roman éponyme de Richard Matheson avec Jean Dujardin dans le rôle-titre, cette édition 2025 propose à nouveau des compétitions internationales de courts et longs métrages, la compétition Crossovers dédiée aux œuvres les plus singulières ainsi qu’une compétition de films d’animation au sein de laquelle on retrouve les incontournables Arco de Ugo Bienvenu et Lesbian Space Princess d’Emma Hough Hobbs et Leela Varghese. Faisant écho à une sombre actualité à plusieurs endroits du globe, la rétrospective « FasciFiction » explorera la représentation à l’écran des dérives totalitaires et fascisantes. Ce sera par exemple l’occasion de voir ou revoir Alphaville de Jean-Luc Godard, THX 1138 de George Lucas, Starship Troopers de Paul Verhoeven, La Servante écarlate de Volker Schlöndorff ou bien sûr deux œuvres adaptées de George Orwell, La Ferme des animaux de Joy Batchelor et John Halas et 1984 de Michael Radford. En contrepoint, l’œuvre prémonitoire d’Orwell sera d’ailleurs au cœur de Orwell : 2 + 2 = 5, documentaire de Raoul Peck remarqué à Cannes. Parallèlement, les journées professionnelles Eurogenre proposeront notamment des projections pour des acheteurs potentiels et des séances de pitchs sur des projets en développement.