A l’heure où s’accumulent vives tensions budgétaires et non moins vives menaces, à la fois économiques et politiques, sur l’indépendance et la liberté de création comme de programmation, l’ACID à Cannes demeure un écrin précieux pour faire le lien entre des films d’auteurs singuliers et les personnes susceptibles de s’en faire les relais auprès des publics : programmateurs de salles et de festivals, journalistes, médiateurs, cinéphiles et bien sûr distributeurs indépendants (secteur particulièrement fragilisé en ce moment comme en témoignent plusieurs suspensions ou cessations d’activité). La benjamine des sections parallèles cannoises a concocté une nouvelle sélection de neuf longs métrages inédits, fictions mais aussi documentaires comme Dans la gueule de l’autre de Masha Karampour qui devrait faire écho à l’actualité en Iran. Ce pays sera également au programme avec Living Twice, Diying Thrice de Karim Lakzadeh qui s’annonce comme une fiction tragi-comique sur des mineurs qui se font passer pour morts afin que leurs familles touchent des indemnités les aidant à dépasser leur situation de pauvreté. L’ACID réinvestit par ailleurs son Café des Cinéastes pour des moments de convivialité mais aussi des rencontres professionnelles comme celle sur les coopérations et enjeux territoriaux avec Gaëtan Bruel, président du CNC, le 17 mai à 15h30, en collaboration avec la FACC (Fédération de l’action culturelle cinématographique).