Annecy fête le cinéma d’animation du monde entier, le centenaire de la naissance d’André Martin et les 25 ans d’Ankama et d’Autour de minuit (21 – 27 juin 2026)

Décalé d’une semaine en raison de l’organisation du G7 dans la ville voisine d’Evian mi-juin, le Festival du film d’animation d’Annecy sera un autre rendez-vous d’envergure internationale, celui de l’animation sous toutes ses formes. Deux jours avant son ouverture, cette édition 2026 sera précédée de l’inauguration de la Cité du cinéma d’animation, installée sur près de trois hectares dans un ancien haras entièrement réhabilité. Aboutissement de plusieurs années de travail, ce nouvel outil structurant va conforter la place et le rôle d’Annecy comme capitale mondiale de l’animation. Comme chaque année, la sélection officielle sera le cœur battant du festival avec ses différentes compétitions internationales dédiées aux courts métrages, aux film TV et de commande, aux œuvres immersives, aux films de fin d’études… Sans oublier les longs métrages répartis entre L’officielle et la section Contrebande que complètent des sélections hors compétition comme Annecy Présente et Midnight Specials. Ces différentes sélections seront l’occasion de retrouver quelques longs métrages présentés à Cannes le mois dernier – comme Le Corset de Louis Clichy, Prix spécial du jury à Un certain regard, In Waves de Phuong Mai Nguyen qui ouvrait la Semaine de la critique, Carmen, l’oiseau rebelle de Sébastien Laudenbach dévoilé à la Quinzaine des cinéastes ou Blaise de Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue remarqué à l’ACID – mais aussi et surtout de nombreuses premières françaises ou mondiales en provenance du Japon, de Suède, d’Irlande, de Singapour, de Belgique, de Corée du Sud, des Philippines, des Etats-Unis, de Chine… Plusieurs rencontres WIP permettront de plonger dans les coulisses de la création de ces films. Parmi les nombreux évènements particulièrement attendus ,on trouve par exemple une séance exceptionnelle consacrée aux mythiques – et so british – studios Aardman, l’avant-première de Des Minions et des monstres de Pierre Coffin en ouverture ou encore une masterclass de Ricky Gervais pour sa série animée Alley Cats produite pour Netflix. Le patrimoine ne sera pas oublié avec la sélection Annecy Classics qui permettra par exemple de voir ou revoir dans des conditions optimales Parvana de Valentin Podmovogov, Le Tombeau des lucioles de Isaho Takahata, des courts métrages des frères Quay (Hopscotch, In Abstentia, Rue des crocodiles…) ou le premier court métrage français entièrement réalisé en images de synthèse en 1983, Maison vole de Philippe Quéau et André Martin. Le centenaire de la naissance de ce dernier sera célébré à travers une exposition consacrée à son parcours hors du commun. Critique, réalisateur et grande figure du cinéma d’animation, André Martin fut un pionnier du festival d’Annecy et un des premiers à prendre conscience, dès les années 70, de la révolution numérique qui s’annonçait. Des expositions sont également prévues à l’occasion des 25e anniversaires d’Ankama, studio roubaisien devenu un des principaux acteurs de l’animation et du jeu vidéo en France avec le succès de DOFUS, et d’Autour de minuit, société dont les pépites singulières ont depuis un quart de siècle marqué les esprits et les rétines, à l’image de Flesh d’Edouard Salier, Unicorn Wars d’Alberto Vázquez, La Bûche de noël de Vincent Patar et Stéphane Aubier, Los Carpinchos d’Alfredo Soderguit ou bien sûr Logorama de H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain) qui a obtenu l’Oscar du meilleur court d’animation en 2010. Parallèlement au festival, le Mifa accueillera du 23 au 26 juin plus de 6000 professionnels accrédités au marché avec un cortège de rendez-vous dédiés.