À l’occasion de la première française de Artou, son premier en réalité virtuelle dévoilé le mois dernier à Venice Immersive, Abderrahmane Sissako est attendu au 17e Festival international du film de La Roche-sur-Yon pour une rétrospective d’une dizaine de courts et longs métrages du réalisateur de Bamako et Timbuktu. Deux réalisatrices seront également à l’honneur de cette édition 2026. D’une part la grande documentariste Barbara Kopple à travers sa trilogie sociale couvrant un demi-siècle de mobilisations populaires aux Etats-Unis, depuis le classique Harlan County USA en 1976 jusqu’au récent Union Town présenté en première française. D’autre part la cinéaste argentine María Silvia Esteve, à la frontière entre le documentaire, la fiction et l’expérimental. Comme chaque édition précédente, celle-ci entend dresser également un panorama du cinéma d’auteur international d’aujourd’hui, notamment à travers sa compétition internationale et sa compétition Nouvelles vagues à nouveau complétées des sélections Perspective et Variété. Sans oublier le programme Music Hall qui réunit à la fois des clips et des documentaires musicaux comme Nino, a film about Nino Rota de Walter Fasano ou Seize moment de ma vie d’Albert Serra, fidèle du festival qui a consacré ce nouveau film à la chanteuse d’Ingrid Caven. Parmi les avant-premières au programme, c’est celle de Fatherland de Paweł Pawlikowski, présenté au dernier Festival de Cannes, qui ouvrira ce cru 2026.