Le Festival de Douarnenez célèbre les Marocs et les résistances affectives (15 – 22 août 2026)

Le Festival de Douarnenez met cette année le Maroc à l’honneur, ou plutôt « les Marocs », comme le revendique la manifestation bretonne, attentive à la pluralité des pays et des cinématographies qu’elle explore chaque été. Ce vaste ensemble de près de quatre-vingts films est accompagné de nombreuses personnalités, parmi lesquelles les réalisatrices Yasmine Kassari (Chiens errants, Quand les hommes pleurent, L’Enfant endormi) et Safia Benhaim. Née de parents marocains réfugiés politiques en France, cette dernière vit et travaille à Douarnenez, où elle tisse un lien naturel entre sa ville et le pays de ses origines. Sans s’y limiter aucunement, les secousses de la décolonisation occupent logiquement une place importante, notamment à travers deux documentaires de Simone Bitton, également attendue : Ben Barka, l’équation marocaine et Les Mille et un jours du hadjj Edmond. Comme chaque année, ce fil rouge sera prolongé par des débats et des rencontres mais aussi par deux expositions photographiques d’Inès Bouallou qui interrogent la place des personnes queer et des femmes au Maroc : « What About Us ? » et « Enfance revisitée ». Un autre volet – intitulé « Résistances affectives » d’après le titre l’ouvrage de la réalisatrice et chercheuse d’origine iranienne Chowra Makaremi — revient sur le travail de plusieurs cinéastes engagés, dont certains ont déjà été accueillis au festival. Il proposera notamment des focus consacrés à Med Hondo, Jocelyne Saab et à la Palestine. Cette 48e édition comprendra aussi la traditionnelle section « Regards d’ici », dédiée à la production bretonne et à son histoire, ainsi que le volet « Monde des sourd-es » et un parcours LGBTQIA+.