C’est très logiquement que le Festival du film francophone d’Angoulême rend cette année hommage à Nathalie Baye récemment disparue. La comédienne était en effet une proche de la manifestation et une intime de son cofondateur Dominique Benehard. Une place Nathalie Baye a d’ailleurs été inaugurée dans la ville quelques jours avant l’ouverture du festival. L’ensemble qui lui est consacré mêlera des jalons très identifiés de sa filmographie – comme Un week-end sur deux de Nicole Garcia, Si je t’aime, prends garde à toi de Jeanne Labrune ou Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg -, ainsi qu’une sélection de courts métrages. C’est cette année le Cambodge qui sera le pays de l’espace francophone à l’honneur avec un coup de projecteur qui reviendra bien évidemment sur la filmographie de Rithy Pahn, envisagée sous l’angle de ses fictions (Les Gens de la rizière, Un soir après la guerre, Barrage contre le Pacifique, Rendez-vous avec Pol Pot). On retrouve aussi dans cet ensemble le remarqué Diamond Island réalisé par Davy Chou il y a une dizaine d’années. Consacrée chaque année à un distributeur différent, la section « La Bijoux de famillle » explorera le catalogue de KMBO avec une poignée de titres parmi lesquels Entre les vagues d’Anaïs Volpé. Comme les précédentes, cette 19e édition propose des compétitions de courts et longs métrages francophones ainsi que de très nombreuses avant-premières de films français attendus en salles cet automne. A commencer par Ni vue, ni connue de Marc Fitoussi qui ouvrira le bal angoumois, peu après avoir été dévoilé à Locarno. Quelques jours avant son arrivée sur Netflix, c’est une avant-première de Dix pour cent : le film, réalisé par Emilie Noblet avec tous les comédiens de la série culte que cet unitaire prolonge, qui clôturera cette 19e édition.