C’est à un rythme biennal que se déroule le Festival Cinéfil de Charleville-Mézières, sous-titré « Cinéma, écrans et marionnettes ». Portée par l’association La Pellicule ensorcelée, la manifestation est un contrepoint cinématographique au Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, autre rendez-vous biennal qui transforme la ville de naissance de Rimbaud en capitale de cette discipline artistique. Tout au long de la 3e édition du festival Cinéfil, la Belgique voisine sera à l’honneur, en particulier travers le travail de deux de ses plus illustres représentants : Vincent Patar et Stéphane Aubier. Le duo culte de l’animation belge en volume accompagnera une rétrospective marquée notamment par le ciné-concert Panique !! sur plusieurs de leurs courts et une avant-première de Le Trésor, les dernières aventures en date de Cowboy, Indien et Cheval. Intitulée « Panique à Charleville ! » une exposition propose un parcours dans l’œuvre de Patar & Aubier. Les réalisateurs ont également choisi de présenter plusieurs films qu’ils apprécient dans le cadre d’une carte blanche, comme Creature Comforts de Nick Park, un des premiers joyaux des studios Aardman il y a près de quarante ans. Piliers anglais de la stop-motion, ces studios feront par ailleurs l’actualité avec une avant-première de Shaun le mouton : La bêêête d’Halloween. Comme lors de deux premières éditions, le fil conducteur de ce cru 2026 sera une sélection internationale de courts métrages démontrant l’inventivité et la virtuosité du secteur. A noter qu’au-delà de la demi-douzaine de lieux investis à Charleville-Mézières, cette 3e édition se déploie en décentralisation dans les Ardennes et la Région Grand Est.